Road Trip au Sultanat d’Oman #2 – Désert, culture et montagnes

Cet article est la seconde partie du récit de nos aventures au Sultanat d’Oman – Pour lire la première partie, c’est par ici !

Sélection d’écoute pour cet article : BCX – Take Care

 

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Ras Al Jinz – Crédit photo : Mélina

 

Un réveil (trop) matinal

5h, le premier réveil sonne. A vrai dire, Mélina est déjà réveillée, bien trop excitée par la journée à venir pour arriver à dormir correctement. La tente a pris en lumière, c’est le signal : le soleil devrait bientôt se lever.

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Lever de soleil sur Ras Al Jinz – Crédit photo : Mélina

Cela tombe bien : la tente est orientée plein est, avec le rivage et la mer au milieu. Peut on espérer mieux ? C’est donc en pyjama/caleçons que nous sortons de nos tentes, appareils photos à la main, pour capturer le paysage. Des pécheurs ont déjà pris d’assaut la plage, et commencent déjà leur travail. Certains ont même passé la nuit là, comme nous.

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Lever de soleil sur Ras Al Jinz – Crédit photo : Mélina

Il fait déjà très bon, et l’heure photographie finit par se transformer en session baignade. Aux alentours de 7h, après deux tartines de Nutella, nous plions les tentes et prenons la route.

La route est magnifique. Les paysages désertiques présentent une variété de couleurs du rouge au marron en passant par différentes teintes de jaunes. A droite, l’océan nous guide. On a vu pire façon de se réveiller.

 

Balade le long d’un falaj

Aux alentours de 9h, nous arrivons dans un petit village situé près d’une plantation de dattiers. Ces derniers prolifèrent grâce à la proximité avec un wadi plus en amont. Nous nous garons donc puis attaquons une remontée du falaj.

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Village de Sayq en bordure de Wadi Bani Kalid – Crédit photo : Mélina

 

Mais, qu’est ce qu’un falaj ?

Les falaj sont les systèmes d’irrigation omanais pour les cultures. L’eau, qui provient en général d’un wadi en amont, est dirigée à travers les cultures par des rigoles qui disposent d’ouvertures pour que l’eau accède aux différentes parcelles. Ces ouvertures sont ouvertes ou bouchées pour pouvoir répartir l’eau entre les parcelles.

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Wadi Bani Khalid – Crédit photo : Mélina

Tout du long, le paysage est grandiose. L’eau claire prisonnière et drainée vers le village, les dattiers verts tranchant tant avec les montagnes sèches en arrière plan. Il fait chaud et beau.

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Wadi Bani Khalid – Crédit photo : Mélina
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Wadi Bani Khalid – Crédit photo : Mélina
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Wadi Bani Khalid – Crédit photo : Mélina

Nous finissons par atteindre le wadi. Des petits poissons sont nombreux, et nous trempons les pieds dans l’eau pour sentir les chatouilles de leurs bouches mangeant nos peaux mortes. L’endroit est véritablement grandiose, et nous perdons encore une fois beaucoup de temps à prendre des photos, avant de retourner à la voiture.

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Wadi Bani Khalid – Crédit photo : Mélina
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Wadi Bani Khalid – Crédit photo : Mélina

Caribous VS Wadi, 2nd round

Notre prochaine destination est un second wadi. Sur le chemins, nous rencontrons toujours pas mal de chèvres, mais également des ânes au loin. Nous finissons par arriver, et nous équipons.

Ici, les écriteaux sont clairs : pas de tenue indécente ou de comportements inadéquats.

Pas de soucis, nous comptions de toute façon porter des survêtements pour aller dans l’eau, all good. Nous laissons néanmoins les appareils photos dans la voiture, ce qui est triste lorsque l’on repense à la beauté du lieu.

Sur place, le calme est perturbé par un groupe de jeunes s’amusant à sauter dans l’eau depuis un petit pont. Les couleurs sont magnifiques, et le soleil omniprésent. Nous rejoignons bien vite le groupe dans l’eau très profonde, et commençons à nager pour remonter le wadi. Peu à peu, le peu de civilisation restant disparaît, pour ne laisser derrière lui que les montagnes et l’eau. Nous apercevons un serpent sur le coté, qui prend le soleil.

Très vite, nous dégotons des spots de sauts plus ou moins hauts, desquels s’amuser. Certains sont évidents et peu dangereux, d’autres plus complexes. Nous profitons de l’eau fraiche et prenons le soleil. A un certain point, nous sortons de l’eau et revenons vers l’entrée du wadi à pied.

 

En route vers le désert

Après s’être séchés, nous reprenons la route direction le désert ! Sur le chemin, nous rencontrons quelques dromadaires sauvages le long de la route, et faisons quelques arrêts photographie.

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Dromadaire sur la route des Wahiba Sands
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Dromadaire sur la route des Wahiba Sands
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Dromadaire sur la route des Wahiba Sands

Juste avant d’y entrer, nous nous arrêtons pour prendre notre repas du midi (à 16h) dans une petite bicoque ne proposant qu’un menu unique de poulet aux épices et riz pour 1 OMR. Nous ajoutons quelques tranches de pain omanais au menu, et prenons le temps de digérer un peu sur la terrasse.

Ensuite, nous partons dégonfler les pneus pour nous attaquer à la conquête des Wahiba Sands

Mais d’abord, pourquoi dégonfler les pneus ?

Dégonfler les pneus permet tout simplement d’augmenter la surface de contact du pneu et donc de réduire les chances que le 4×4 s’enfonce dans le sable.

 

L’entrée dans le désert

Cette fois ci, ça y est, nous pénétrons dans le désert. Le soleil est rasant et souligne les dunes. Nous passons les resorts touristiques où les oryx sont enfermés et les dromadaires harnachés, pour partir vers l’inconnu et nous perdre au cœur des Wahiba Sands. Nous nous assurons de garder la « voie » (lieu de passage régulier de 4X4 légèrement marqué) en vue afin de pouvoir en sortir le lendemain, mais passons par les dunes. C’est à une dizaine de kilomètres de l’entrée que nous choisissons notre spot camping, au milieu de nulle part, juste pour nous.

Nous sortons de la voiture pieds nus (on ne réalisera que plus tard que ce n’était pas le plus sécurisé) et montons les tentes de manière à ce qu’elles puissent être vues depuis la descente de dune, et la protégeons avec la voiture, afin de parer une éventuelle rencontre avec d’autres conquérants du désert en voiture pendant notre sommeil.

Nous avons récupéré du bois sur la route, et nous mettons en place le feu de camp, tout en profitant du coucher du soleil. Les bières sont un peu tièdes, mais tant pis. L’obscurité tombe, l’air se rafraîchit, mais le feu nous réchauffe. Les étoiles sortent peu à peu, jusqu’à devenir un véritable tableau au dessus de nos têtes. Nous bavardons, allongés, les yeux tournés vers le ciel. La nature est tellement belle.

Nous finissons par attaquer la cuisine sur le feu, quelques cotes d’agneau à la braise et pommes de terres rôties, le tout agrémenté de sable dont nous n’avons pas réussi à nous débarrasser. Il faut dire qu’il est omniprésent, et s’accroche à toutes nos possessions. Mais peu importe, il est si beau ! Tous ensemble ainsi, sous une nuée d’étoile, bercés par le bruit des flammes qui crépitent, nous passerons l’une des plus belles soirées de notre voyage. Il était grandiose notre hôtel 5 millions d’étoiles…

 

Un réveil toujours trop matinal

A 5h, nous nous levons et prenons la voiture sans même défaire le camp : direction les plus hautes dunes, desquelles nous pourrons voir le soleil se lever à l’est. Nous garons le 4X4 sur le côté et attaquons à pied. Ce n’est pas si facile de grimper dans le sable ! Mais c’est grisant. Nous continuons ainsi toujours plus haut, ne nous arrêtant que pour prendre des photos ou jouer. Finalement, nous trouvons le spot parfait et signons : Les Voyageurs Fauchés.

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Les Voyageurs Fauchés dans les Wahiba Sands – Crédit photo : Mélina

C’est alors que le soleil commence à pointer à l’horizon. D’abord des rayons, puis le soleil lui même. Il arrive et commence à illuminer les dunes, soulignant leur majestuosité. Le contraste entre les faces est et ouest est saisissant. Quel spectacle ! Nous passons plus de 2h à profiter de chaque instant, à tout photographier, à capturer le moment, avant de redescendre, à moitié en courant, à moitié en luge, vers la voiture.

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Lever de soleil sur les Wahiba Sands – Crédit photo : Mélina
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Les Voyageurs Fauchés dans les Wahiba Sands – Crédit photo : Mélina

Nous reprenons ensuite le chemin du camp pour plier bagage et reprendre la route.

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Les Voyageurs Fauchés dans les Wahiba Sands – Crédit photo : Mélina

Un stop à la sortie du désert pour regonfler les pneus, et c’est reparti. Il est encore tôt, après tout.

Lever de soleil sur les Wahiba Sands – Crédit photo : LaGoune
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Les Wahiba Sands – Crédit photo : Mélina

Nizwa, joyau en Oman

Notre prochaine destination est la ville de Nizwa. Située entre montagnes et dattiers, elle est célèbre pour son souk et son fort.

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Souk de Nizwa – Crédit Photo: Mélina

 

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Souk de Nizwa – Crédit Photo: Mélina
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Souk de Nizwa – Crédit Photo: Mélina

Ancienne capitale du pays avant Mascate, Nizwa peut toujours être considérée comme capitale culturelle du pays, car elle fut la première ville convertie à l’islam, et a toujours été une ville importante pour tous les artistes et intellectuels du pays. Sa forteresse a mis fin a divers conflits et elle a été moteur de la croissance du commerce de la région. Elle reste aujourd’hui une des villes les plus importantes d’Oman.

Nous attaquons notre visite par le souk des céramiques et autre poteries. Nous n’y achèterons rien, mais c’est extrêmement beau. Des amateurs de jolie vaisselle et autres pots y trouveront leur bonheur pour 3 sous. Ensuite, nous nous dirigeons vers le fort et nous acquittons de 0.5 OMR de frais d’entrée. A l’intérieur, l’architecture est magnifique, et la vue sur la ville fortifiée, sa mosquée et les dattiers. Une exposition permet également de découvrir l’histoire du pays du point de vue militaire : les époques, les conquêtes, les grandes guerres… La visite est définitivement très intéressante.

Nous passons bien 2h ainsi à visiter cachots, bibliothèques et autres appartements, avant de nous diriger vers le marché alimentaire. Nous y trouvons des dattes très savoureuses, et des omanais nous invitent à partager les leurs, trempées dans du Tahini, ainsi qu’à boire le kawa. Nous nous joignons à eux avec plaisir, appréciant encore une fois la convivialité du pays. Vers midi, c’est le ventre rempli de dattes que nous reprenons la route direction les montagnes

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Fort de Nizwa – Crédit Photo : Mélina
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Fort de Nizwa – Crédit Photo : Mélina
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Fort de Nizwa – Crédit Photo : Mélina

La route de montagne

Nous prenons la route de nouveau pour monter dans les hauteurs de Jabel Akhdar, la montagne verte en arabe. La route est sublime et offre de grand panoramas. A noter qu’un checkpoint de la police ne laisse passer que les 4×4 à l’entrée de la route.

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Jebel Akhdar – Crédit Photo : Mélina

Un hôtel de luxe

Tout en haut, la plus belle vue sur la vallée a été accaparée par un hôtel de luxe, décidé à ce que seul les touristes aisés aient accès à ce qui appartenait autrefois a tous. Heureusement, il est possible de rentrer dans l’hôtel et d’admirer la vue en s’acquittant du prix d une consommation. Nous optons pour un Fresh Lemon Mint.

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Jebel Akhdar – Crédit Photo : Mélina

L’hôtel est luxueux comme on pouvait s’y attendre, et la piscine à débordement surplombe la vallée.

Nous y restons le temps d une pause d’1h puis reprenons la route.

Petits Villages à Flanc de montagne

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Jebel Akhdar – Crédit Photo : Mélina
Jabel Akhdar – Crédit photo : LaGoune
Jabel Akhdar – Crédit photo : LaGoune
Jabel Akhdar – Crédit photo : LaGoune

Sur la suite de la route, plusieurs petits villages typiques se dessinent, et nous prenons le temps de visiter chacun d eux. Plus touristiques et donc fréquentés, les Omanais ont du se défendre du tourisme intrusif, comme le montrent le panneau de l’entrée. L’accueil n est pas au niveau de celui reçu dans les villages plus recules, mais reste chaleureux, et les visites sont très agréables. Par contre, les pentes sont parfois abruptes et nous nous épuisons à force d’allers-retours.

Un village fantôme

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Wadi Bani Habib – Crédit Photo : LaGoune

Afin de prendre l’air après une demi journée sur les sentiers battus, nous partons découvrir un village en ruine dans le Wadi Bani Habib. Celui-ci est abandonné, mais un sentier y mène. C’est a nos risques et périls, mais nous décidons tout de même d aller explorer ces vestiges culturels a ciel ouvert. L’expérience est grisante et forte en émotion. Nous capturons le lieu sous tous les angles.

Retour à Mascate et repas Libanais

Nous finissons par repartir vers Mascate aux alentours de 18h. Arrivés a Mascate, nous partons manger à Al Jood, un petit libanais aux prix doux, proposant d excellents falafels et shawarma. Nous recouvrons la table de plats à picorer et profitons de nos premiers avocado juices, qui s’avèrent être un vrai délice. Puis nous partons nous coucher, épuisés. Demain, une nouvelle journée nous attends, à la conquête de Mascate !

Bilan de road trip

 

Faisons un point sur le budget :
– L’essence sur ces trois jours nous aura environ coûté 10 OMR
– La traversée en bateau  pour le wadi nous sera revenue à 1 OMR/pers
– Les courses ont eu pour montant 20 OMR
– Le dégonflage/regonflage des pneus nous aura coute 1 OMR
– Les Fresh Lemon Minth 2 OMR
– La visite du fort coûte 0,5 OMR
– Et les dates délicieuses sont à 3 OMR
– Enfin, les pauses repas nous aura coûté environ 2 OMR/pers.
Soit un budget total de 64 OMR pour 4 personnes , auquel il vous faudra ajouter entre 10 et 30 OMR / jour si vous souhaitez louer une voiture sur place.

N’hésitez pas, et partez découvrir Oman !

Envie de decouvrir d autres aventures en nature ? Venez avec nous visiter les Adirondacks !

 

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