À la conquête du Mont Orford

Conseil d’écoute pour cet article : Imagine Dragons – Radioactive

Le week-end arrive, il faut choisir une destination. Rester à Montréal ou partir explorer de nouveaux endroits. Après La Vérendrye pluvieuse, nous avions envie de retenter l’expérience d’un parc, mais à pied cette fois.

Petite checklist avant de partir :

Il ne nous en faut pas plus pour nous décider à partir. Notre choix s’arrête sur le Mont-Orford, situé à 1h30 de Montréal. Le parc est grand, il possède des randonnées de 10 km et 20 km. En plus, le mont culmine à 800 m d’altitude donc des magnifiques paysages garantis.

9h, après avoir préparé salade de pâtes, sandwichs, nous partons de Montréal. Tout au long de la route, nous découvrons un véritable panache de couleurs. Nous apercevons le rouge vif d’imposants feuillus, au dégradé d’orange, jaune sur certains arbres parmi la forêt verte prédominante. En arrivant au Mont-Orford, les couleurs d’automne sont au rendez-vous.

Couleurs d'automne
Couleurs d’automne

11h, après nous être acquitté du droit d’entrée (8,5$/pers.), nous stationnons notre voiture sur un parking où un bus nous attend. Nous décidons de commencer par la randonnée la plus courte, c’est une boucle de 11 km : le sentier du Mont-Chauve. Nous prenons le bus qui nous emmène au point de départ du parcours. Sur le trajet nous découvrons un lac où se reflète arbres aux milles couleurs sous un ciel bleu et un soleil radieux. Nous regrettons d’avoir pris le bus qui va trop vite pour pouvoir profiter de cette magnifique vue, nous ferons le chemin du retour à pied !

Étang aux cersises
Étang aux cerises

Nous descendons du bus avec une dizaine de personnes. Nous ne serons pas seuls pour cette randonnée. Nous débutons par un sous-bois avant d’arriver au départ de la boucle. Nous apercevons une table de pique-nique proche d’une cascade, le chemin est bien aménagé. Nous préférons commencer et dîner au sommet du Mont-Chauve.

Le sentier est indiqué comme difficile. Il n’est certes pas adapté aux familles avec poussettes, mais il reste abordable au plus débutant. Nous marchons sous les érables, bouleau, hêtres dont les feuilles filtrent la lumière du soleil. Le temps est agréable, nous découvrons les points de vue magnifiques, ils sont bien indiqués tout au long de la randonnée. Les paysages nous laissent découvrir l’ensemble du parc du Mont Orford et au-delà.

Un des points de vue du sentier du Mont Chauve
Un des points de vue du sentier du Mont-Chauve

Après 7 km de marche, nous arrivons au point culminant de cette randonnée (600 m). La forêt se dégarnit et laisse place à une vue panoramique sur l’ensemble du domaine. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l’idée de manger ici, une véritable cantine sauvage où les rochers ont remplacé les tables, le sandwich s’affiche en plat du jour et le brouhaha devient inaudible à l’intérieur de ce décor sans limites.

Point de vue du Mont Chauve
Point de vue du Mont-Chauve

Nous nous éloignons un peu pour trouver notre petit coin parfait, un peu isolé, inondé de soleil et avec une vue « plus que-correcte ». Après notre repas bien mérité, nous repartons le ventre plein, pour les derniers kilomètres de la rando.

Autre point de vue - sentier du Mont Chauve
Autre point de vue – sentier du Mont-Chauve
Vue sur les crêtes - sentier du Mont Chauve
Vue sur les crêtes – sentier du Mont-Chauve

Nous allons de points de vue en point de vue, souvent ils sont juste une petite éclaircie au sein de la forêt omniprésente. Nous apercevons aussi les crêtes, le programme de la journée de demain. Au détour de l’un des belvédères et sous un soleil déclinant, nous nous arrêtons quelques instants, allongés, écoutant le silence reposant de la nature, respirant l’air pur et s’autorisant une petite sieste dans ce cadre parfait.

Mais le soleil continuant sans repos sa course vers l’ouest, nous repartons de plus belle. Nous voulons être présents au moment où il disparaîtra derrière les crêtes en se reflétant sur l’étang aux cerises. À la fin de la randonnée du Mont-Chauve, nous prenons la direction ouest vers le sentier du Pékan. Nous arrivons après quelques kilomètres au bord de l’étang, le soleil ne nous aura pas attendus, mais le paysage n’en reste pas moins magnifique.

Etang aux cerises
Étang aux cerises
Etang aux cerises sous le soleil couchant
Étang aux cerises sous le soleil couchant
Au bord de l'étang aux cerises
Au bord de l’étang aux cerises

La nuit tombée, nous trouvons un coin où poser la tente. La préparation du campement est organisée, tout le monde s’affaire à sa tâche : ramassage du bois, construction du rond de feu, montage de la tente, préparation du repas du soir. Après avoir soupé et nous être réchauffés auprès du feu, nous ne tardons pas à nous endormir pour la rando de demain.

7h. Le soleil est déjà levé et nous aussi. Rangement rapide, petit-déjeuné express, et en route pour le chemin des crêtes. Il est étonnant de bon matin de croiser autant de coureurs pour le footing du dimanche. Nous arrivons au départ du chemin des crêtes, côté nord. Le chemin parcourt les crêtes jusqu’à arriver au Mont-Orford à 800 m d’altitude. La randonnée est superbe, les vues magnifiques. Le sentier est un peu plus difficile que celui de la veille, mais tout de même accessible.

Pic de la roche fendue
Pic de l'ours
Pic de l’ours 740m

La randonnée se termine au pied d’une piste du Mont-Orford. Nous choisissons de remonter la piste de ski. Ce n’est pas la partie la plus plaisante du voyage, mais le point de vue est superbe malgré la présence des installations de ski, remontées mécaniques, etc. Nous ne nous attardons pas et redescendons la piste pour rejoindre la voiture.

Nous arrivons à Montréal vers 21h, heureux et épuisés par les 30 km de marche du week-end.

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